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Rééquilibrer son alimentation en conscience

le 23 avril 2021 à 17:43
Article : Rééquilibrer son alimentation en conscience.  Lors de ce live, nous avons eu deux intervenantes : une naturopathe et une consultante en alignement alimentaire. Nous avons discuté de conscience, rééquilibrage alimentaire et des expériences personnelles de chacune.
Rééquilibrer son alimentation en conscience

En quoi consiste le rééquilibrage alimentaire ? A opter pour de nouvelles habitudes quotidiennes pour atteindre, à terme, une alimentation équilibrée. Cependant, ce qui est équilibré pour mon amie, ma soeur, mon compagnon, ne l’est pas forcément pour moi !

Le challenge réside donc dans le fait de faire ce rééquilibrage « en conscience », c’est à dire en prenant le temps de s’arrêter et conscientiser notre mode de vie, nos ressentis. 

NOES a reçu, dans le cadre d’un live, Frédérique, naturopathe, et Marie, consultante en alignement alimentaire pour apporter une réponse à toutes nos questions sur ce sujet passionnant !

En quoi consiste l’alimentation « en conscience » ? Notre corps nous parle-t-il vraiment ?

Marie : Notre corps nous envoie des signaux mais la véritable question est « somme-nous prêt(e)s à les entendre ? ».  Les différents signaux liés à l’alimentation en général peuvent être : la fatigue, les douleurs à l’estomac, la sensation de malaise et même le dégoût face à son assiette. Ce sont des avertissements que notre corps nous envoie et qui peuvent nous aider à prendre conscience que quelque chose ne va pas. Cela peut nous amener à nous tourner vers une alimentation en adéquation avec nous-même.   

Personnellement, j’ai eu cette prise de conscience très tard. En effet, je suis intolérante au lactose. J’ai reçu bon nombre d’avertissements : problèmes d’ORL, fatigue, ballonnements… J’ai mis du temps à comprendre que ça pouvait provenir de mon alimentation. Je me suis faite accompagner, j’ai pris le temps de tester des choses, d’éliminer certains ingrédients de mon régime alimentaire afin de trouver la source de mon mal-être : le lactose.  Progressivement, je l’ai retiré de mon alimentation et mes problèmes se sont atténués.

Ces signaux peuvent être étouffés par notre rythme de vie.

Frédérique :  On nous a éduqué à manger matin, midi, soir avec des horaires plus ou moins fixes, sans prendre le temps de se demander si nous avions réellement faim. Alors, que l’on peut très bien sauter un repas, ce n’est pas un problème. On oublie malheureusement de s’écouter et de se poser des questions. C’est déjà bien de prendre conscience que notre façon de nous alimenter est régie par toute une société autour de nous.   

Cependant, notre corps nous envoie aussi des signaux positifs.  On peut facilement sentir que certains aliments nous font du bien.  Ça peut être une soupe, une tisane chaude en hiver, un fruit désaltérant l’été ou encore du chocolat.

Quels sont réellement nos propres besoins concernant notre alimentation?

Frédérique : Il existe en France, le PNNS, Programme National Nutrition Santé, qui a défini un certain nombre de besoins en fonction de différentes catégories (âges, sexe, présence de sédentarité ou non, etc.). Ensuite, il faut faire du cas par cas.  Nous avons des besoins généraux qu’on connait tous (les glucides, les lipides, les protides) avec des pourcentages variés de calories présents pour procurer de l’énergie. Mais certains nutriments non caloriques sont également indispensables comme les vitamines et les oligo-éléments ou encore les polyphénols et antioxydants de manière générale.

Marie :  Il faut prendre conscience que nous sommes tous différents. On a tous notre propre tendance. Il faut vraiment manger en fonction de soi et de ses besoins et non pas en voulant faire comme son conjoint, sa conjointe, ses parents, ses amis etc. De toute façon, personne ne mange parfaitement. Moi la première. J’ai une alimentation équilibrée mais ça m’arrive de faire des écarts comme tout le monde et je suis loin d’avoir une alimentation parfaite.  J’essaie de comprendre les messages que m’envoie mon corps et de manger ce qui, pour moi, semble lui être bénéfique. Si l’on retire un aliment du jour au lendemain, de la colère et de la frustration s’en suivront certainement.  

C’est extrêmement difficile. Il suffit de regarder son panier de course, on met toujours les mêmes choses dedans. Souvent, on fait toujours nos achats dans les mêmes rayons du même supermarché.

Frédérique : Changer ses habitudes alimentaires, c’est changer sa façon de faire ses courses, prendre le temps de découvrir d’autres aliments, d’aller chercher de nouvelles recettes, prendre le temps d’habituer toute la famille à manger de nouveaux aliments éventuellement. C’est bien pour cela qu’il faut être progressif.  De plus, on ne peut pas renoncer à une alimentation du jour au lendemain, surtout s’il y a un lien émotionnel fort avec nous-même ou notre famille.

Il y a beaucoup de choses qui ont été dites ces dernières années sur les intolérances et les allergies alimentaires. Que pensez-vous de cette tendance actuelle ?  

Marie : Il y a eu un engouement pendant une période favorisant la restriction alimentaire sans gluten de la part de personnes n’y étant pas intolérantes. Selon moi, une intolérance nécessite un seuil. Je sais plus ou moins où il se situe me concernant et j’essaie de le respecter au maximum. Le principal est de ne pas aller au-delà de celui-ci trop fréquemment. Dans le cas contraire, des ballonnements et des crampes à l’estomac, entre autres, peuvent apparaître.  

Frédérique : Une intolérance est un problème enzymatique. Les enzymes sont les composants chimiques présents dans tout le corps qui permettent de faire des réactions métaboliques. Elles permettent le découpage des aliments en petits morceaux pour qu’ils puissent être absorbés par notre corps.  Par exemple, pour le lactose, notre organisme a besoin d’une enzyme appelée lactase. Elle est présente en grande quantité lorsque l’on est bébé mais se raréfie au cours de la croissance. C’est pourquoi une fois adulte, certaines personnes ont du mal à digérer les aliments issus de produits laitiers. C’est ce qu’on appelle une intolérance.

Et les allergies ?

Frédérique : L’ allergie est une réaction du système immunitaire. Les aliments sont des antigènes car ils proviennent de l’extérieur donc n’appartiennent pas au soi. Le rôle du système immunitaire est de lutter contre ces antigènes. C’est pourquoi, au travers de la diversification alimentaire exercée sur les bébés, une éducation est instaurée pour que le système immunitaire comprenne bien ce qu’il doit laisser passer ou pas. Parfois, ce dernier s’emballe et cause une allergie. Dans ce cas, en général, il faut complètement supprimer l’aliment en question car cela peut conduire à la mort.

La pleine conscience en alimentation concerne-t-elle également la saisonnalité et la provenance des aliments que nous consommons ?

Marie : Oui, la prise de conscience engendre plusieurs questionnements : de quoi sont composés les produits que je consomme : d’où proviennent-ils géographiquement ? Quel est leur mode de culture ? Quelles sont les saisons à respecter pour chaque aliment ? Est-ce que je souhaite m’orienter vers alimentation engagée ? Il y a beaucoup de réflexion à avoir sur le sujet.   

J’aime bien citer l’exemple des invités. Souvent, lorsque l’on reçoit à la maison, on se met beaucoup de pression pour la cuisine. Nous n’apprécions pas notre repas à sa juste valeur car nous passons notre temps à nous demander si les invités aiment les plats que nous avons cuisiné. Cela se transmet dans l’ambiance générale de la tablée car nous oublions de nous concentrer réellement sur le moment présent. Au final, quelle est la motivation première de nos invités ? Venir passer un doux moment à nos côtés. Avant de faire plaisir aux autres, il faut se faire plaisir aussi à soi-même en cuisine.

On peut adopter un régime alimentaire particulier en fonction d’une religion, de ses traditions ou de ses valeurs. Il y a énormément de choses dont il faut prendre conscience. Une fois que l’on a ce nouvel éclairage, on se rend compte qu’il y a du plaisir qui s’installe en cuisine.

Pour finir, peut-on faire rimer rééquilibrage alimentaire et plaisir ?

Frédérique : Il ne faut pas perdre de vue que le corps est extrêmement bien fait. Tout ce qui peut servir à la survie de l’espèce procure du plaisir, et la nourriture en fait partie. On ne peut pas se passer de manger, tout du moins, pas pendant un long laps de temps. Pour inciter l’être humain à manger, on lui procure du plaisir. Pour ceux qui ont déjà perdu la notion de goût, manger est un cauchemar. Faire consciemment le choix de manger des choses qui ne font pas plaisir, ce n’est pas humain.

Marie : Les émotions jouent aussi un rôle très important.  Un soir, je m’ennuyais et j’ai voulu commander un plat très gras à emporter. J’ai passé une heure à chercher ce que je pouvais bien manger pour, au final, ne rien commander.  Je me suis rendue compte que ce n’était pas du plaisir mais juste de l’ennui.  Heureusement, aujourd’hui, j’arrive à me contrôler car j’ai fait un travail sur mon alimentation. J’ai éteint mon téléphone et j’ai cuisiné un bon plat savoureux assez rapidement, qui avait des bonnes odeurs et des bonnes saveurs. Ce plaisir, on peut l’avoir en cuisinant quelque chose de simple, il suffit juste de se tourner vers les « bons ingrédients« .

Mettons de la couleur, des saveurs, des épices dans notre assiette ! L’environnement est tout aussi important. Quand on mange à plusieurs, on discute beaucoup à table sans savourer le plat.  Il faut prendre le temps de manger dans de bonnes conditions. L’environnement du repas est tout aussi important pour notre bien-être que le contenu de nos assiettes !

Le conseil de Marie : tout passe par l’organisation. En se simplifiant la vie, on simplifie ce que l’on met dans notre assiette ! Il est judicieux d’avoir une petite liste à la maison avec les ingrédients de base que l’on souhaite avoir dans ses placards lorsque l’on souhaite se cuisiner un bon repas !

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Le live en intégralité sur notre chaîne Youtube : https://youtu.be/TcKa3koRdP4